Depuis un certain temps, le régime du président Jovenel Moïse peine à garantir un seuil minimal de sécurité, indispensable au fonctionnement normal des individus et à l’essor des activités économiques du pays. Sur plusieurs points du territoire, particulièrement au niveau de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, les gangs armés, souvent chevillés à des parrains politiques, terrorisent, volent, défient et narguent les responsables l’Etat préposé à la sécurité publique.

Sans entrer dans les détails conceptuels, philosophiques et opérationnels, le président Jovenel Moïse a annoncé la réactivation de la Commission nationale de désarmement et de réinsertion. « J’ai passé des instructions pour que soit réactivée la Commission nationale de désarmement et de réinsertion », a indiqué le président de la République, mercredi, lors d’une adresse à la nation au troisième jour de paralysie de plusieurs grandes villes du pays par une grève générale pour exiger la tenue du procès PetroCaribe et son départ du pouvoir. Jovenel Moïse a souligné que le gouvernement doit continuer le « travail d’apaisement social dans les quartiers défavorisés pour améliorer les conditions de vie des gens, surtout de ceux qui sont dans le besoin ».