Sur son compte Twitter, l’ambassade des États-Unis en Haïti a informé de la tenue d’une rencontre de l’ambassadeur Kenneth H. Merten avec des sénateurs et députés haïtiens « pour discuter des efforts à poursuivre pour poursuivre le dialogue, renforcer les institutions démocratique, renforcer le pouvoir judiciaire et soutenir le processus électoral ». Autour de l’ambassadeur Merten, sous-secrétaire d’État américain, il y a le questeur de la Chambre des député, le député Arnous Bernard et les trois sénateurs, Joseph Lambert, Wilfrid Gélin, Garcia Delva qui sont des alliés du président Jovenel Moïse. Le journal a appris qu’au moins un membre de cette délégation, le sénateur Joseph Lambert, a été reçu au congrès hier mercredi, à Washington.

Le département d’État américain, jeudi, au moment où des parlementaires au moins deux ministres haïtiens séjournent sur les rives du Potomac, a appelé les Américains « à reconsidérer leurs voyages vers Haïti » à cause des crimes perpétrés et les troubles civils. Il y a présentement des manifestations sporadiques imprévisibles à Port-au-Prince et ailleurs. Le 29 novembre 2018, le gouvernement américain a autorisé le départ du pays du personnel non essentiel et leurs familles, selon cet avis. Il y a des manifestations et l’obstruction fréquente et imprévisible des routes. Les crimes violents, comme les vols à mains armées, sont courants. Les manques de ressources de la police pour une réponse effective à des incidents criminels sérieux, un service ambulancier limité ou inexistant sont évoqués dans cet avis qui conseille aussi les ressortissants américains sur place à la prudence. Cet avis a attiré l’attention des uns et des autres. Pour une source du secteur des affaires interrogée par le journal, « c’est un mauvais signal qui laisse penser que les Américains savent des choses que l’on ignore». « Cette perception est correcte. Elle souligne que les autorités haïtiennes ne font pas leur travail », a estimé une source du secteur privé.