Après 6 mois de silence, l’auteure de « Enèji » est revenue sur le divan de Ticket. Jeans et t-shirt noirs, les cheveux lâchés nonchalamment sous un chapeau noir, nombril et seins en évidence, la séduisante Niska est tout feu tout flamme. Alors, comment dois-je vous appeler durant l’interview : Niska ou Kanis ? « Niska, Kanis, appelez-moi comme bon vous semble. Je serai toujours Niska Garoute ! Kanis est tout simplement mon nom d’artiste. Je l’ai troqué contre Niska pour des raisons légales et stratégiques », confie-t-elle avec ce sourire enjôleur dont elle ne se départit que rarement.

Entre tactique et quête de nouvelles frontières, l’interprète de « Pitit tè a » se lance de plain pied dans la poursuite de sa carrière solo. Et ce n’est pas un quiproquo qui va la stopper. « Cette décision a été très bien réfléchie. Mon équipe et moi travaillons là-dessus depuis plus de 2 ans. Ne serait-ce mon égo, je l’aurais changé depuis fort longtemps, à cause du rappeur français Niska Charo. Maintenant, je n’ai plus le choix, car ce dernier n’est plus ce qu’il était avant. Sinon, j’évoluerai encore dans son ombre. Parce que actuellement, il est classé numéro deux ou numéro trois des artistes de tout l’espace francophone. Donc je pense que ce serait à mon désavantage de garder le nom. Cette décision émane de ma carrière et de mes projets de conquérir l’international », poursuit la rappeuse d’un ton sérieux.