L’exposition des toiles de John Garçon qui a débuté le samedi 8 décembre prendra fin le jeudi 27 du mois en cours. Quatre-vingt œuvres de cet artiste peintre dans ce vaste espace du Carré Zémès, à Thomassin 25, sur la route de Soisson, valent une visite. À l’étage du Carré comme au rez-de-chaussée, les peintures s’ouvrent autant que des pages imprimées de sujets. Ils racontent vingt-cinq années de recherche d’un peintre accroché à l’école de ses maîtres ; il vante dans ses discours autant que dans ses tableaux, Léonard de Vinci, Raphaël, le Titien et Le Caravage.

John Garçon, prix Léonard de Vinci l’artiste universel 2017, recherche l’esthétique dans la tradition académique, le système des Beaux-Arts cher à un temps où le figuratif proche du réel filait parfaitement dans les ateliers des maîtres. Garçon est proche d’un Jean-Ménard Derenoncourt qui, lui aussi, remonte à la renaissance italienne, à l’orientalisme (pour les couleurs chaudes et l’obsession du jaune qui renvoie au désert), aux courants modernes pour accrocher ses formes lisibles, à peu de frais. De belles têtes de femmes.