Le ver est dans le fruit, comme suggère le dicton. Pour l’extirper il faut savoir prendre son courage à deux mains. Et parfois employer la manière forte; il faut le reconnaître. On ne pourra jamais composer avec des hommes et des femmes qui ne savent même pas où ils veulent se rendre exactement. Le pays connaitra encore des heures sombres tant que ses fils pleurnicheront, traîneront les pieds et continueront à se tourner vers l’extérieur pour assurer ses vieux jours. Si notre vie de peuple est aujourd’hui incertaine c’est parce que nous ne l’avons jamais planifiée avec science et conscience.

Un rapport publié par la Banque mondiale en 2015 titré «Haïti : des opportunités pour tous » avait signalé que le pays a connu une croissance économique décevante au cours des quatre dernières décennies, et reste aux prises avec une pauvreté endémique. Nous sommes aujourd’hui à l’aube de 2019, les constats de la banque mondiale sont toujours les mêmes et on dirait que les dirigeants haïtiens sont loin d’être sensibilisés à la situation réelle du pays. Car, loin de s’améliorer, les conditions inhumaines dans lesquelles vit une grande majorité de la population bien avant le rapport de la Banque centrale ne font que s’empirer.