Le boléro des saigneurs ou la croix d’Alézi Boisdefert

Comme par hasard, son premier roman, « Le boléro des saigneurs », de 153 pages exactement, raconte l’histoire d’Alézi Boisdefert, avocat du barreau de Port-au-Prince. Alors que son institution fut balayée par un certain brigand du nom d’Arius Tichéri, il va tomber amoureux de sa maîtresse, Cocotte Vauchère, une femme aux mœurs douteuses. Sous interdiction du barreau qui voit en cette attitude une grande dérogation à la profession d’avocat ainsi qu’au prestige de l’institution, ce professionnel percutant va être banni par ses collègues, et ainsi plongé sa pauvre mère dans le plus grand désarroi. Intelligent et gracieux, il sera plus tard fait prisonnier et ainsi va commencer une nouvelle étape de sa vie, sa propre lutte. On y décèle comme une destinée vivante. Et toujours, il flotte un vrai intérêt pour tout ce qui bouge dans la vie de tous les jours. Quand on « dévisage » Alézi Boisdefert, impossible de ne pas penser que le roman est autobiographique. Cette histoire est, à première vue, un reflet de la vie réelle.