Des parlementaires appliquant la politique de la chaise vide et promptes à justifier leur absentéisme par des intérêts de partis, on y est habitué au bord de mer. Ce libertinage est si bénéfique pour les représentants du peuple qu’aucun n’ose proposer un texte de loi visant à punir cette stratégie que certains employés du Parlement qualifient « d’escroquerie d’État », et dont la population, semble-t-il, n’a pas encore conscience.

Impuissant devant cette situation qui, souvent, met les bureaux en panne de bilan à la fin des sessions de travail, l’ancien président de la Chambre basse, Cholzer Chancy, avait en 2017 menacé de publier les noms des députés absentéistes. Sa démarche s’est révélée insuffisante. En 2018, le président de la Chambre, Gary Bodeau, a lui aussi tenté de combattre la politique de la chaise vide en ordonnant aux sténographes de citer noms et circonscriptions des députés lors des appels nominaux. Fiasco, car l’habitude a la vie dure.