D’aussi loin qu’il se souvienne, Ducarmel Alcius a toujours été un maniaque de la plume. Depuis sa tendre jeunesse, il gribouillait des bribes de mots çà et là dans ces cahiers. À ses heures perdues, il accouchait sur les morceaux de papier ses poèmes qu’il n’a jamais eu la chance de publier. Des écrits enfouis dans des tiroirs, des œuvres égarées. « J’avais peut-être 11 ans lorsque j’ai commencé à écrire », se rappelle celui qui a grandi dans une famille monoparentale, un univers de chimères qui selon lui a été l’une des choses l’ayant poussé à écrire. Mais, ce n’est qu’en raflant le Prix Du Jeune Ecrivain que la plupart d’entre nous (et même lui à ses dires) découvriront le talent qui se cache en lui.
« Les petits êtres de l’ombre » est son premier récit. Puisant dans la triste réalité sociale de son environnement immédiat, l’étudiant en lettres et philosophie à l’Ecole Normale Supérieure a accouché de cette nouvelle qui lui a valu son premier prix littéraire. « Deux années déjà que je caressais l’envie de postuler à ce concours. J’ai écrit cette nouvelle qui raconte une histoire se déroulant dans un quartier de Petit-Goâve. En décrivant cette situation délicate qui sévit réellement dans diverses communautés du pays, j’ai emboîté le pas et j’ai postulé au concours », confie Ducarmel qui affirme que chez lui l’écriture est à la fois frustration et solitude.






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