Des groupes musicaux essentiellement féminins, on en trouve pas tous les jours en Haïti. À l’instar d’un Riské dans le temps, de Simbie Roots ou encore d’Artiz, Siromiel, une jeune formation musicale se mêle maintenant de la partie. Le compas, le talent et le travail pour axe, ces jeunes créoles aux cheveux nappy, qui ne veulent absolument pas être réduites à leur sexe, ne jurent que par la promotion de la culture haïtienne. « Nous sommes des musiciennes à part entière. Il faut nous voir en tant que groupe compas comme les autres du HMI. Qu’on ne nous identifie pas à des femmes, mais plutôt comme des artistes qui jouent de la bonne musique », expliquent d’emblée les quatre représentantes de Siromiel.

Siromiel est né en 2018. Une initiative de Choute Sergina Honoré et de Samora Julmisse, deux camarades de l’École nationale des arts (ENARTS) et deux ex-musiciennes d’Artiz. « Après l’expérience faite avec Artiz, Choute et moi, on a toujours voulu construire quelque chose ensemble. De fait, après avoir rencontré les autres musiciennes avec qui on a eu pas mal d’expériences, on s’est dit pourquoi ne pas combiner ces énergies, ces talents et monter notre propre groupe », indique Samora, maestro au sein du band. À part leur lead vocal, les autres membres du groupe étaient déjà habituées à jouer ensemble sur scène.