Une prison à ciel ouvert. Les Port-au-Princiens sont faits comme des rats. Cela dure depuis huit (8) jours. Les chauffeurs de camions-citerne ne peuvent pas se risquer sur la route pour approvisionner les clients. Déjà que l’eau de la DINEPA ne coulait plus du robinet. Les abonnés avaient cru trouver la parade mais voilà que, par le siège  de la région métropolitaine sous les ordres de l’opposition pure et dure, ils se rendent compte qu’ils ne sont pas sortis de l’auberge.

De plus, le marché de l’eau potable fleurit au point que, sur son parcours, on peut identifier des devantures où l’on peut se faire servir le précieux liquide. Or, avec la recrudescence de l’agitation sous couvert de manifestations ininterrompues, ces boutiques d’eau ne sont pas approvisionnées. Résultat : dans tous les quartiers, tout le monde, gallon en main, part à la recherche de l’eau à boire et revient bredouille. On a évoqué la nécessité d’ouvrir un couloir humanitaire au profit des malades. Je n’en reviens pas, on se croirait déjà en pleine guerre civile. On n’en est pas là mais on fait tout pour qu’on bascule dedans.