En décidant de renoncer à ses taxes sur l’importation de riz et de fixer un taux de change fixe en douane de 80 gourdes pour un dollar, l’administration Moïse-Céant a décidé d’amonceler un peu plus de riz importé dans les assiettes haïtiennes, au détriment de la production nationale de cette céréale.
Encore une fois, comme en 1986 et même avant, du temps de Jean-Claude Duvalier, l’État haïtien va faire la part belle aux agriculteurs étrangers et aux importateurs locaux. Le riz pour tous est depuis des décennies le riz importé. Jovenel Moïse, qui a tant parlé de la relance de l’agriculture, comme René Préval qui vantait la production nationale, se retourne vers les solutions de facilité quand les temps sont durs. Des émeutes de 2008 à celles de 2019, le ventre haïtien est devenu plus dépendant de l'extérieur, le riz plus présent dans nos assiettes.


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