Depuis environ deux semaines, l’Électricité d’Haïti (EDH) fait voir de toutes les couleurs à ses abonnés. Un rationnement d’une sévérité qui dépasse parfois l’entendement. Il arrive parfois que certains quartiers passent plus de 72 heures sans voir une lueur d’électricité. Dire que les ténèbres dans la cité jouent en faveur de l’insécurité chronique que vit le pays serait un doux euphémisme. La machine qui produit le black-out semble tourner à plein régime.
Dans un avis publié assez récemment, la seule compagnie publique de distribution d’électricité du pays a songé à faire savoir aux clients que sa production connaît une baisse importante due au bas niveau de l’eau du lac de Péligre qui ne permet le fonctionnement que d’une turbine sur les trois disponibles au niveau de ce barrage hydroélectrique. L’EDH a fait également savoir qu’elle fait face à une réduction de la production des groupes thermiques tournant au gasoil de ses fournisseurs. La compagnie a aussi mis en cause le retard dans la livraison du gasoil, provoqué par les troubles sociopolitiques enregistrés entre le 7 et le 17 févier 2019.




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