Il était le prototype du jouisseur. Après ses études classiques, Jamesley Lafleur multipliaient les virées à la plage, à la piscine et dans les night-clubs. Sans projet d’avenir. Sans but. « La réalité de la vraie vie m’avait frappé en plein visage. Je n’étais vraiment pas prêt à l’affronter. J’ai donc passé un an à bambocher. Jusqu’à ce qu’un ami sociologue, Evens Séraphin, me ramène à la raison, au point de passer une journée à réfléchir et de ne pas profiter de cet énième tour à la mer », raconte ce cadet d’une famille de 5 enfants ayant usé ses pantalons sur les bancs de pas mal d’écoles de la capitale telles que l’Institution d’enseignement moderne, le collège Nelson Mandela, le Collège mixte Frère Roc, le lycée Toussaint Louverture, entre autres.

Suite au sermon de M. Séraphin, Jamesley change sa vie de cap. Il voit alors la nécessité de s’inscrire à l’université, puis de se créer des occasions bénéfiques. « Le métier de manager m’a toujours intéressé. En décembre 2012, je me trouvais à une intégration des nouveaux étudiants de la Faculté de droit et des sciences économiques où BIC assurait l’animation musicale. En le regardant jouer, j’ai tout de suite su que je devais saisir l’occasion et lui parler de D-One, ce jeune artiste que je connaissais », poursuit-il. Ainsi, cette rencontre impromptue et hasardeuse donnait le ton à la carrière de manager de l’étudiant en marketing de l’Université Quisqueya.