La nouvelle est tombée après les rumeurs. La Chambre des députés interpelle à son tour le premier ministre Jean-Henry Céant. Les députés doublent les sénateurs. Neuf de ces derniers ont donné rendez-vous au PM le 20 mars, alors que la Chambre basse attend le chef du gouvernement le 18 mars.

Si les observateurs voyaient dans la première interpellation du premier ministre une manœuvre pour lui donner un sursis de six mois au bout d’un vote de confiance des sénateurs, les députés sont clairs. La demande d’interpellation signée de soixante-dix d’entre eux est un acte d’accusation fulgurant. Céant, à lire la prose des députés, est un très mauvais premier ministre. Il n’a pas pu rencontrer les promesses de sa déclaration de politique générale.