Avec le renvoi du gouvernement de Jean-Henry Céant le lundi 18 mars 2019 par la Chambre des députés, le spectre de l’instabilité se révèle davantage après les dégâts causés à l’économie durant la période comprise entre le 7 et le 17 février 2019.  Même si les choses  semblent aller très vite, il faut attendre les autorités au tournant pour déceler les vrais résultats. En quelques heures, le Sénat et la Chambre des députés ont interpellé le chef du gouvernement haïtien avant de s’ajuster et de se réajuster pour aboutir aux évènements du 18 mars qui ont définitivement marqué l’histoire politique de ce pays.

Ce nouvel épisode dans la saga Moïse-Céant vient jeter de l’huile sur le feu. Les vides institutionnels vont se conjuguer à l’absence de créativité pour maintenir l’économie dans son état permanent de délitement. Dans le meilleur des cas, on peut espérer l’élaboration d’une nouvelle loi de finances pour le reste de l’exercice 2018-2019. Cette nouvelle période d’incertitude vient apporter de l’eau au moulin d’une opposition qui ne jure que par le départ de Jovenel Moïse du pouvoir.  Plus rien ne sera comme avant. On vient de franchir une nouvelle étape dans l’art de fomenter des coups.