Dans toute la région Amérique latine et des Caraïbes, Haïti affiche le taux de collecte de déchets solides le moins élevé, avec 12,4 %, selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2017. Le reste des déchets constitue des dépôts d’immondices qui jonchent les rues et sont préjudiciables aux habitants des 27 750 km2 du territoire haïtien. N’en parlons pas quand arrive la saison des pluies. Le spectacle hideux des déchets partout dans les rues continue d'effrayer encore. Cela cause des maladies de toutes sortes, dont certaines très nuisibles et transmissibles. Tout n’est pas sans conséquence sur les plus vulnérables. Pourtant, les déchets sont sources de revenus si l’on y met le savoir et la volonté.

« Les données recueillies par la Banque mondiale et suivant une vision encore plus globale nous inspirent à travailler avec d’autres entreprises du secteur pour trouver une solution viable à la collecte, la transformation et à la valorisation des déchets dans le pays », explique Clifford Baron, P.D.G. de SaniClean, une entreprise qui a pignon sur rue dans le secteur de l’assainissement. La collecte des déchets intéresse Clifford Baron au même titre que leur traitement et leur valorisation. « Expérimenté déjà comme une source de revenus qui permettra de créer des emplois. Du même coup nous arriverons à réduire substantiellement les impacts négatifs sur l’environnement et sur la santé en particulier », indique M. Baron.