La croissance de l’économie du pays ne passera certainement pas par le secteur de la sous-traitance, soutient l’économiste Camille Charlmers. Les exportations de l’Etat dans cette filière quoique représentant environ 980 millions de dollars, le dirigeant de la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (Papda) estime  toutefois que la sous-traitance  ne peut prétendre à une telle contribution,puisqu'elle  fonctionne complètement en dehors du système économique haïtien.

« Malgré les discours officiels, la sous-traitance est incapable de motoriser la croissance économique du pays », a affirmé Camille Charles qui intervenait à l’émission invité du jour de la radio Vision 2000.La raison avancée par l’économiste est simple. D’après lui, le secteur est totalement enclavé. Il est déconnecté du reste de l’économie du pays. Non seulement le produit final est exporté mais aussi le pays ne bénéficie pas vraiment de l’argent circulant dans les intrants. Vue que ces derniers proviennent de l’importation à plus de 60%. Le pays ne tire aucun profit des intrants comme cela aurait du être. « Tout l’argent généré par les intrants laisse le pays ». Il n’y a pas d’effet multiplicateur pour notre économie, a fait valoir l’économiste. Pour illustrer, il a fait remarquer que. « Dans le cas de production de souliers en cuir à partir des peaux de bête. Avec des intrants directement du sol, cela dynamiserait notre processus d’élevage et de tannage. A ce moment on aurait l’effet multiplicateur que devrait susciter ce marché sur d’autres secteurs. » Malheureusement tel n’est pas le cas aujourd’hui , reconnait Camille Charlmers.