Quand ce n’est pas un séisme, un ouragan dévastateur, un accident meurtrier, ou autres affres du temps, les Haïtiens créent une crise de toutes pièces pour miner leur propre vie. Les grandes agences internationales de presse en raffolent. Alors que l’État pourrait consolider sa fonction régalienne dans l’importation des produits pétroliers tout en redorant son blason, nous assistons, par contre, à un relâchement dans les rôles de l’instance chargée de passer les commandes pour le compte de l’État haïtien. Le directeur du Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD) est vite monté au créneau pour annoncer que la commande de carburants va passer prochainement aux mains du privé.
C’est ce que les dirigeants appellent la libéralisation des marchés. Bref, le pays ne connaitra plus de rareté. Les importateurs d’essence et de gazole ne feront donc plus de chantage à l’Etat en créant une rareté comme se plait uniquement à dénoncer le directeur général du BMPAD, Ignace Saint-Fleur. On décèle une certaine ambiguïté dans la libéralisation du marché des produits pétroliers. Toutes ces raretés en cascade pour arriver à cette libéralisation qui va sauver le pays. L’effet pervers de la rareté à répétition suit aussitôt : stockage, embouteillage dans certaines rues logeant des stations-services, marché noir, insécurité ambiante entre autres.




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