On a l’impression que le pays est sur pilotage automatique ces derniers temps. L’État est mis en déroute dans plusieurs quartiers par des gangs armés. La parole des dirigeants ne fait pas autorité. La rareté des produits pétroliers dans les pompes est le dernier épisode qui prouve que les autorités actuelles ne contrôlent rien. Alors que le directeur du Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement clame haut et fort qu’il n’y a pas de rareté de carburant sur le marché, les automobilistes, jusqu’à ce jeudi, continuent de faire la queue pour faire le plein. Si la rareté est moindre, elle est loin d’être résorbée.

Toujours dans le cadre du dossier du carburant, la secrétairerie d'État à la Sécurité publique a, dans un communiqué publié mercredi, annoncé l’interdiction de vendre des produits pétroliers dans des gallons sur les trottoirs. Sur les réseaux sociaux, les internautes se moquent de la décision. Et ce jeudi, 24 heures après l’annonce de l’interdiction, la vente des produits pétroliers sur les trottoirs se fait en toute quiétude. De quoi donner raison à ceux qui se moquent de la mesure.