À travers la Caravane du changement portée par le président de la république, la production de riz a été, à certains égards, subventionnée. Des travaux ont été effectués dans les principales infrastructures agricoles de la Vallée de l’Artibonite. Plusieurs dizaines de kilomètres de routes agricoles ont été réparés et/ou percés. Ce qui avait et a jusqu’à présent un impact positif sur le processus de production. L’effet recherché, selon les responsables de ce mécanisme, est d’augmenter la production rizicole et, par ricochet, contribuer à la réduction du coût de cette denrée sur le marché local.  

C’était le cas en automne 2018. Mais une victoire de courte durée dans la mesure où les prix des différentes variétés de riz produites dans la vallée recommencent à grimper. Le riz préparé dépouillé  de déchets coûte vraiment cher. Au centre de vente et de conditionnement de l’Association des producteurs de Moro-Peye (APMP), la marmite de riz Shella, qui équivaut à environ quatre kilos, se vend à quatre cents gourdes, soit 100 gourdes le kilo. Dans ce même espace, la variété de riz Shelda se vend également à quatre cents gourdes la marmite, le TCS 10 et La crète à 300 gourdes.