Le ministère haïtien de l’Economie et des Finances se démène comme un diable dans un bénitier pour prendre en charge son sous-système informatique. Déjà, divers sous-systèmes sont utilisés pour les besoins de l’Etat : l’élaboration et l’exécution des budgets, les sources de financement du budget, exploitent chacun un sous-système spécifique. Qui pis est, à l’intérieur même du ministère de l’Economie et des Finances, il existe un ensemble de sous-systèmes qui gèrent à la fois les dépenses, les payrolls, l’élaboration du budget, l’impression des chèques, etc. Un problème entier relatif à l’intégration de l’ensemble de ces sous-systèmes pour arriver à un seul système intégré des finances publiques.
L’intégration de l’ensemble de ces sous-systèmes requiert au préalable des infrastructures matérielles et logicielles, explique le directeur des systèmes d’informatique (DSI) au ministère de l’Economie et des Finances, Donald Marcelin, qui a fourni des détails, le mercredi 24 avril 2019, au troisième jour de la neuvième édition du Sommet international de la finance, à l’hôtel Karibe. Selon lui, il faut ajouter à ces infrastructures des ressources humaines qualifiées pour faciliter la gestion de ces sous-systèmes. Mais rien ne sera efficace si cela ne passe pas avant tout par le Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFIP), pilier des échanges de données tant attendu par l’État haïtien et les agents économques.




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