Comme à l’accoutumée, le Sénat a formé mardi une commission spéciale de sept membres chargée d’analyser les pièces du Premier ministre nommé, Jean-Michel Lapin. En sa qualité de ministre démissionnaire du gouvernement Céant, ses pièces ont déjà été passées au laminoir par une précédente commission, ce qui laisse croire que cette commission aura pour mission spécifique d’analyser éventuellement les pièces des nouveaux membres du gouvernement Lapin. Le 9 mai prochain est la date retenue par le Grand corps pour recevoir l’énoncé de politique générale du Premier ministre nommé. Les députés se préparent à effectuer le même exercice en analysant les pièces des nouveaux membres qui feront partie du gouvernement Lapin et choisir une date pour sa déclaration de politique générale.
Dans les deux chambres, la majorité gouvernementale n’a pas la même configuration. A la Chambre basse, les députés s'apprêtent à clôturer le lundi 13 mai prochain l’avant-dernière session de la 50e législature. Le gouvernement peut compter sur une majorité pour obtenir l’approbation de la politique générale de Jean-Michel Lapin. L’opposition ne peut en aucun cas influencer un vote majoritaire, car elle ne représente que 20% des voix au sein de l’assemblée. En dépit de la perception négative de l’opinion publique de cette législature, le groupe majoritaire n’en a cure. En fin de mandat, il va se faire représenter au sein du gouvernement en échange de son vote majoritaire. A la Chambre haute, le pouvoir n’a pas l’assurance de recueillir 16 voix sans trouver un consensus avec des sénateurs d’autres partis, mais qui ne s’opposent pas à l’équipe dirigeante. La notion de parti politique varie en fonction des intérêts des sénateurs. Par petits groupes, ils demandent et obtiennent postes et privilèges sans l'adhésion de leur parti. En janvier 2020, 10 sénateurs arriveront au terme de leur mandat.


Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.