Je ne sors plus. C’est connu maintenant. J’ai quitté la stratosphère des party people depuis bientôt deux ans. Un peu par choix. Forcé peut-être, mais choix quand même. Et à dire vrai, croyez-le ou non, cette vie-là ne me manque pas trop. La gueule de bois des lendemains après une nuit bien arrosée et les journées un peu trop longues qui en découlent me semblent lointain. Mais pour des occasions un peu spéciales et/ou quand je sens la déprime vouloir me happer, je me glisse dans la routine de mes amies plus fougueuses que moi, le temps d’une soirée. C’est comme cela donc que je me suis retrouvée au bal de Vayb le mercredi 1er mai 2019, au nouveau bar branché de Pétion-Ville - où il faut à tout prix se montrer ces jours-ci -, Fubar.
11 h 30 pm quand on arrive aux alentours de la rue Rebecca. Le nombre de voitures garées augure qu’il y a du monde mais que l’espace n’est pas impraticable. D’ailleurs, on se faufile rapidement à l’intérieur et on trouve une table avec des visages familiers où s’installer. Entre party people il faut s’entraider. Qui sait, peut-être qu’à la prochaine soirée, c’est l’autre qui aura la table et ce sera à son tour de coincer son « shisha » sur le p’tit bout qui lui sera attribué. Parce qu’au fait, les têtes ne diffèrent que rarement dans ce genre de fête, et c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles elles ne me manquent pas trop… On arrive pile au moment où les musiciens de Vayb forment un cercle sur la scène, tête baissée, pour se recueillir - ou pour recevoir un pep talk de Mickael, je ne sais pas trop - et oublient le public bavard une minute avant de se placer chacun derrière son instrument, sourire aux lèvres, prêts à vivre leur passion. Le bal d’anniversaire de Fedler Brutus, patron de la compagnie d’éclairage de spectacle Next Lighting, va commencer !






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