Les Etats-Unis ont exprimé leur « inquiétude » « quant à la manière dont la corruption et l’impunité ont fortement entravé les objectifs de développement d’Haïti». Ils ont, cette semaine,  « réitéré l’importance de voter des lois pour lutter contre la corruption et la nécessité de mettre en place un pouvoir judiciaire indépendant pour enquêter et poursuivre ceux impliqués dans des actes de corruption » dans un communiqué rendu public au terme de la mission de Julie Chung, un officiel américain de haut niveau.

Si les Américains n’ont pas lâché le chef de l’Etat haïtien Jovenel Moïse dont le départ est exigé par presque tous les secteurs de la vie nationale, ils n’ont cependant pas ménagé l’Etat dont il a la charge, cet Etat en proie à la corruption, à l’impunité, dépourvu d’un système judiciaire indépendant pour poursuive enquêter et poursuivre les corrompus. Les mots, pas nouveaux, sont durs, le diagnostic sévère.