L’escalade des prix ne connaît pas de répit depuis des lustres sur le marché haïtien. Cette situation n’est pas près de s’améliorer vu la conjoncture socioéconomique  et surtout des dernières informations publiées par l’Institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI) relatives à l’évolution de l’Indice des prix à la consommation (IPC) qui a connu une augmentation de 18% en mai dernier. Un niveau jamais atteint depuis plus de dix ans.

Pris dans un tel engrainage, les prix de produits de première nécessité, notamment l’alimentation, ne cessent de grimper en Haïti. À ce rythme-là, manger devient un défi pour les couches défavorisées.  Même pour ceux qui ont un petit boulot rémunéré, mettre du pain sur la table devient un combat infernal au fil des jours. Les prix augmentent l’espace d’un cillement. Cela se ressent fortement au sein de la population où l’emploi n’est pas garanti au plus grand nombre et où même pour ceux qui travaillent le salaire ne répond pas aux besoins essentiels.