L’ONA est « le cas type de la dérive en matière de gestion qui pourrait même s’assimiler au détournement des ressources de tiers », a écrit le CSC/CA dans son rapport sur la situation financière de l’Etat et l’efficacité des dépenses publiques pour l’exercice 2017-2018. Au détriment des travailleurs retraités, le fonds ne croît pas et « les actifs ont tendance à disparaitre au fil des années », selon la CSC/CA.  Les cotisations des travailleurs servent à supporter des actifs improductifs engagés dans des activités non génératrices de profits pour faire croître le fonds de retraite des assurés. « Les cotisations des travailleurs servent à financer sous forme de prêts hypothécaires  des clients qui ne sont pas membres de l’ONA ou qui le deviennent juste au moment de faire les démarches en vue d’obtenir les prêts, en versant irrégulièrement des cotisations pour attester leur appartenance; ou encore à consentir des prêts convertis en prise de participation dans des entreprises « startups » mobilisant des millions de dollars américains, lesquelles entreprises vont se trouver au bord de la faillite après quelques années », lit-on dans ce rapport.

« Le portefeuille de prêt de l’ONA est vraiment une source de problèmes et son examen révèle que telle qu’elle est, on ne peut pas s’attendre à grand-chose. En fait, si de grandes dispositions ne sont pas prises pour redresser la situation, à terme, l’ONA pourra se retrouver dans un état de dépendance totale par laquelle les retraités tireront leurs prestations directement des cotisations collectées par l’ONA. L’argent continuant à être utilisé dans les actifs mal placés ne produisant aucun rendement, les coûts d’exploitation toujours à la hausse exploseront alors que le nombre d’assurés augmentera, entrainant celui des prestations et l’effondrement du fonds d’assurance », selon ce rapport.