Mercredi, aux premières heures de la matinée, des bandits armés de fusils d’assaut ont fait une incursion au marché de Croix-des-Bossales, le plus gros centre commercial de Port-au-Prince, la capitale d’Haïti. Interrogé par Amos Brévil, journaliste de radio Kiskeya, une marchande a rapporté, sur fond de tirs nourris, que quatre personnes ont été tuées par les bandits. Ces malfrats, dans leur progression, ont emporté besaces, sacoches et bas de laine des marchands, des gagne-petit, souvent obligés de contracter des crédits à des taux usuraires. D’autres témoignages glaçants évoquent des blessés par balle et des corps mutilés à l’arme blanche.
La police, contactée par le journal en milieu d’après-midi, n’a ni confirmé ni infirmé la nouvelle. Elle tiendra une conférence de presse jeudi, vingt-quatre heures après, pour communiquer des informations officielles. En attendant un bilan qui collera ou non à la réalité des faits, la police, une énième fois, est la cible de récriminations pour n’avoir pas pu, pas su contenir les assauts des bandits contre de paisibles citoyens et citoyennes. Sans tirer des conclusions hâtives, Croix-des-Bossales, La Saline constituent le cauchemar de la PNH, déjà épinglée dans le rapport de l’ONU pour son absence de réactivité lors du massacre du 13 novembre 2018.






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