Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Gutteres, a observé que « peu a été fait pour traduire les auteurs des faits en justice et recouvrer les fonds détournés » après la publication des rapports de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif. 

« Les 9 et 10 juin, près d’un an après les premières grandes manifestations contre la corruption, la population a encore une fois réclamé l’application du principe de responsabilité. En 2018, j’avais noté le débat vigoureux que tenaient la société civile, l’opposition et le gouvernement sur la corruption et la réforme. Mais je regrette aujourd’hui de constater que ce débat n’a pas débouché sur des mesures concrètes », a d’abord déploré  le secrétaire général de l’ONU dans un rapport au Conseil de sécurité daté du 9 juillet mais rendu public le 17 juillet 2019.