Le Nouvelliste : Etes-vous optimiste à  l'avenir du karaté en Haïti? 

Frantz Delance : Pourquoi ne pas être ? Quand on est jeune, l’avenir brille dans les yeux si on le veut bien sûr. Pour ce qui est des arts martiaux, la pratique du karaté a été prise chez les jeunes qui s’inspirent des films diffusés sur le petit écran et qui souhaitent renouveler les mêmes gestes, les mêmes schémas. Nous souhaitons tous voir le karaté se répandre dans le pays.
LN : Avez-vous travaillé à la mise en place d’un plan quadriennal ou quinquennal visant au développement et la structuration du karaté à l’échelle nationale ?
FD : Tout à fait. D’ailleurs, ce plan a été soumis aux autorités sportives du pays afin de trouver le financement nécessaire. L’ambassade du Japon veut bien nous accompagner à étendre partout le karaté en Haïti. Le projet élaboré et présenté par le Comité olympique haïtien (COH) sera d’un grand support pour le karaté haïtien.
LN : Parlez-nous des rendez-vous à honorer par le karaté haïtien sur la scène locale et internationale ?
FD : Les rendez-vous sont légion tant sur le plan local que sur le plan international. Pour l’année 2019, il n’y a pas de formations prévues. Mais avec le projet de l’ambassade du Japon, la fédération travaille sur l’organisation des séances de formation pour entraîneurs et arbitres sur les nouvelles techniques pour les jeunes.
LN : Qu’en est-il des grands projets de la fédération ?
FD : La fédération s’active sur le projet de développement et de structuration de la pratique du karaté à l’échelle nationale.
LN : Comment sont les rapports avec la diaspora et avez-vous mis en place un comité de détection des talents ?
FD : Avec la diaspora, l’approche est encore timide, car les athlètes et les entraîneurs vivant en dehors du pays recherchent surtout la visibilité. Il y a tellement d’athlètes vivant à l’étranger qui aimeraient évoluer sous les couleurs d’Haïti.
LN : Le mot de la fin.
FD : Je dis un grand merci au Nouvelliste qui a permis à la fédération de refaire surface. Il y a un proverbe qui fait état «cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage». La fédération s'inspire de ce dicton et travaille pour un lendemain meilleur de la pratique du karaté en Haïti.
Propos recueillis par Emmanuel Bellevue