La séance de mise en accusation du président de la République, Jovenel Moïse, avance et le bureau de la Chambre des députés s’empresse de préparer le terrain pour les protagonistes qui devraient s’affronter à grands coups d’arguments. Outre les tapis à dépoussiérer, les chaises et les bureaux à reluire, les toiles d’araignée à enlever dans certains coins de cette salle de séance longtemps jetée dans l’abandon, les préparatifs pourraient se révéler un jeu d’enfant s’il n’y avait pas ces députés trop colériques qui s’en prennent souvent au mobilier lorsque les arguments viennent à manquer ou quand ils se rappellent que les arguments ne peuvent pas faire face à des parlementaires dont l’attitude et le sens du vote sont déjà fixés.
Cette situation préoccupe le vice-président aux séances de la Chambre basse Caleb Desrameaux. C’est ce qui explique, le mardi 6 août 2019, sa présence, dans la salle de séance. Accompagné d’ingénieurs « d’une compagnie privée » en sonorisation, le député de Tabarre enchaîne des « tests one » visant à identifier les micros et les câbles afin de mieux huiler la séance de mise en accusation du président de la République.






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