La séance de mise en accusation du président de la République Jovenel Moïse est mise en continuation au sein de la Chambre basse pour manque de documents capables de prouver que le chef de l’Etat a violé la Constitution du pays et du coup passible d’être mis en accusation. Cette situation agace le sénateur de l’Artibonite Youri Latortue qui vient avec l’affaire Dermalog. Le parlementaire la présente comme une mine de preuves à exploiter.

Selon Youri Latortue, en ordonnant, à travers un arrêté pris en Conseil de ministres le 30 avril 2018, le déblocage de fonds pouvant financer les activités de la firme allemande engagée dans la reproduction des cartes d’identification nationale, le président Jovenel Moïse a violé la Constitution du pays qui veut que pareils contrats soient validés par la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA). Pis encore, au dire de Youri Latortue, en agissant ainsi, le président a décidé de passer outre une instruction de la CSC/CA qui, le 11 avril de cette année, avait donné un avis défavorable à propos du contrat avec Dermalog.