Haïti passe complètement à côté de deux opportunités,-deux possibilités de « deux take off » - le programme PetroCaribe initié en 2006 et le séisme du 12 janvier 2010. Deux occasions énormes qui se sont soldées par des échecs, rien qu’en moins d’une décennie Haïti. Les échecs se suivent mais ne se ressemblent pas au fil des années. Loin de pleurnicher sur le sort d’Haïti, Énomy Germain explique dans son ouvrage « Pourquoi Haïti peut réussir-un essai d’économie politique », ces échecs sur le plan historique, économique et met à nu tout le système mis en place pour instituer la prédation et perpétuer les inégalités. S’il est vrai qu’un problème identifié est à moitié résolu, l’économiste propose quelques pistes pour sortir le pays des griffes de la pauvreté.
L’auteur de « Pourquoi Haïti peut réussir » est amené à formuler des interrogations historiques pour expliquer les échecs socio-économiques d’Haïti. Il a notamment fait ressortir les subtilités des travaux de Leslie F. Manigat, de Paul Moral ou de Benoît Joachim pour expliquer la pauvreté du pays. Il rapporte que la pauvreté ou l’échec de l’Haïti d’aujourd’hui, selon les trois auteurs précités, est beaucoup plus imputable au colonialisme (que le pays n’a pas choisi) qu’au pays lui-même. D’un auteur à un autre, Énomy Germain trouve que l’héritage colonial est lourd de conséquences dans notre vie de peuple. Selon lui, il s'agit d'un constat d’échec multidimensionnel.




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