« Si le ministère de la Santé publique a réuni ses partenaires en son local, c’est parce qu’il juge que la performance d’Haïti en matière de la lutte contre le Vih/sida n’est pas très satisfaisant », a déclaré le directeur général du MSPP, le Dr Lauré Adrien, le mardi 13 août 2019. Plusieurs raisons, a-t-il confié, expliquent cette insatisfaction : une bonne partie des personnes séropositives ne viennent pas régulièrement aux rendez-vous fixés dans les centres de santé. Nombre d’entre elles ont commencé à prendre leurs médicaments mais dès qu’elles se sentent bien dans leur peau, elles abandonnent. 

« Le MSPP et ses partenaires ont consenti beaucoup de sacrifices. Les médicaments sont disponibles, gratuits et partout sur le territoire national dans toutes les structures où le programme du Vih/sida est disponible », a fait savoir le médecin. Mais la lutte n’est pas seulement une affaire de médicaments, elle doit se déployer sur tous les terrains. C’est une affaire d’être humain. Cette énigme qu’est la chose humaine est une équation à multiples inconnues. Ignorer l’une c’est comme faire des coups d’épée dans l’eau.