De la même manière qu’on dit pièges à rats, on peut aussi qualifier les égouts de la rue Rivière de pièges à piétons ou pièges à véhicules. Il faut être futé comme un rat du volant pour ne pas tomber dans un de ces trous. Les usagers de la rue Rivière, la voie publique qui débouche sur l’avenue Martin Luther King, sont souvent victimes du danger que représentent ces égouts à ciel ouvert. Il suffit que le pneu d’un véhicule éclate ou tombe dans l’une de ces conduites servant à évacuer les eaux usées de drainage ou ménagères pour qu’on recueille toute une quantité de témoignages. Récemment, une marchande est estropiée ; il y a deux ans, une femme corpulente se rendant à la messe était restée coincée suspendue pendant de longues minutes dans l’une des ces conduites en maçonnerie recouvertes des couvercles pourris. Cette semaine, au moins trois piétons sont tombés au fond de ces trous, confie une marchande à l’angle de la rue Rivière et de l’avenue Martin Luther King. Au moins dix trous, des deux côtés de la rue Rivière, à quelques pas de l’église adventiste Schekina, forment ces dispositifs rectangulaires qui crèvent les pneus des véhicules ou mettent en mauvais état le piéton : fracture, blessure.

Le Nouvelliste a écrit plusieurs articles, en particulier, des brèves et des filets, sur ces égouts du côté de la zone d’Alix Roy, mais le ministère des Travaux publics ne sont jamais intervenus pour remédier à ce problème. Faudra-t-il des morts, plusieurs morts dans ces égouts, pour être touché par cette question ?