Le président Jovenel Moïse est au milieu de son quinquennat. À cause de la présidentielle contestée de 2016, sous Martelly, il entame la deuxième mi-temps de sa présidence, contemplant, d’ici le deuxième lundi de janvier 2020, le dysfonctionnement du Parlement, la fin probable d’un bout de chemin avec des députés et des sénateurs « repartimientos », très âpres dans la séparation des pouvoirs.

Le président Moïse, mettant de l’eau au moulin de ceux qui lui prêtent un désir irrépressible de diriger le pays par décret, a sorti de son chapeau un cabinet ministériel à problèmes (décharges, titres de propriétés elatriye) et  un Premier ministre, Fritz William Michel, fonctionnaire de 38 ans sorti de l’ombre de deux anciens ministres indexés dans le dossier PetroCaribe et Dermalog. Le président Moïse, a appris le journal, joue la montre avec des Américains non emballés par le choix de Fritz William Michel et fait baisser la pression des anti-Lapin. Les carottes de Jean Michel Lapin, en dépit du « heat  politique », ne seraient pas totalement cuites.