Définitivement, les violons ne s’accordent pas entre une grande partie de la population de l’avenue N et les institutions impliquées dans la réhabilitation de la route de cette zone. « Les travaux de réfection de la route ont trop duré », laissent entendre des habitants de cette localité. Au début, il était question d’un projet de douze à quinze mois. Mais trois ans après, une partie, la plus importante pour les habitants de la zone, n’est toujours pas encore réhabilitée. Ce qui a provoqué la colère de certains riverains. Tandis que le « Lot deux » du projet est complètement terminé, les habitants de la zone ont empêché la réception de cette partie. Selon les responsables, il s’agit d’un problème de communication. Les riverains n’ont pas établi la différence, expliquent les représentants desdites institutions, entre inauguration et réception provisoire.
Le chargé de communication de l’Unité de construction de logements et de bâtiments publics (UCLBP), Lovinsky Bruissereth, et la coordonnatrice du programme d’aménagement intégré des quartiers informels de Port-au-Prince, Marie George Salomon, ont essayé d’exposer les raisons du retard. Ils ont dit identifier plusieurs complications. Ces dernières, selon madame Salomon qui est détentrice d’un doctorat en génie civil, sont à la fois d’ordre technique et administratif. La qualité du sol et le processus d’expropriation des propriétaires ont été indexés et les responsables laissent croire que ce sont les principaux obstacles auxquels est confronté la TECINA, la firme chargée de la réfection de la route.



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