Il ne faut surtout pas croire que la banque, ce n’est pas du sérieux. Elle a ses pratiques. Même si chaque banque commerciale a ses modalités d’exploitation, toutes doivent se conformer aux directives de la banque centrale, véritable gendarme de l’activité bancaire, mieux du marché de l’argent. Justement, la banque fait le commerce de l’argent. Comment ? Ça n’a l’air de rien, on ne le soupçonnerait pas d’emblée, mais le banquier est un commerçant, un commerçant d’un genre particulier. Que fait-il ? Il reçoit les dépôts des particuliers qui sont ses clients et accorde des crédits à partir de ces dépôts. Ces prêts sont assortis d’intérêts, c’est ce qui lui permet de dégager une marge bénéficiaire. Voilà exposé le mécanisme de l’activité bancaire pour faire court.
De tout temps, les penseurs, les chercheurs, les scribes se sont penchés sur l’activité bancaire. Le résultat de ces travaux a fini par constituer un corpus doctrinal. À l’occasion on consulte la doctrine, c’est-à-dire l’opinion de ces chercheurs sur tel ou tel aspect. Mieux, des écrivains inventifs ont choisi de romancer l’exploitation. Dans les années 1970, Arthur Hailey connut le succès avec des « novels » titrés « Bank », « Airport » et « Black out (à New York) ». Dans « Bank », le lecteur croise des personnages pleins d’ambition qui connaissent très vite la fortune et la gloire, mais du Capitole à la roche tarpéienne, le fossé est franchi. Plus près de nous, Jacques Trauman et Olivier Marbot mènent tambour battant la série « Panique à la banque ». Déjà 4 tomes sont sortis pour satisfaire la soif de savoir du lectorat, suspendu aux lèvres de ces deux scribes (c’est une image, bien sûr). Vous aurez remarqué que je passe à pieds joints sur une période de 30 ans. Parce que dans l’intervalle des changements sont survenus, de notables évolutions ont été enregistrées. Là encore, les scribes se sont mis à la tâche pour faire en sorte que le lectorat soit au pas.




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