Dans les communes de Thiotte, de Belle-Anse et d’Anse-à-Pitre, les producteurs de café s’unissent pour exporter leur produit. La production se relance petit à petit et, à défaut du marché international, le café est vendu sur le marché local à certains torréfacteurs haïtiens à prix fort. Cela se fait sur la base d’une entente entre la coopérative et les torréfacteurs. C’est le cas de l’Union des producteurs de l’arrondissement de Belle-Anse (UPAB) avec les produits des îles S.A. et l’Association des producteurs de café de Savane-Zombie (ASPAS) avec Singing Rooster. Pour les autres associations, le marché n’est pas toujours garanti. L’on compte, parmi ces derniers, la Coopération des coopératives de planteurs de café de l’arrondissement de Belle-Anse (COOPCAB).

Cette coopérative regroupe plus de 4 000 membres regroupés en 10 associations de producteurs. La situation est plutôt difficile pour cette structure organisée qui refuse de liquider son café à un prix dérisoire de 125 gourdes la marmite à une entreprise de torréfaction ou à des intermédiaires venus de la République dominicaine. « Accepter une telle situation, c’est se suicider économiquement », explique Chrisnel Permisson, responsable de qualité de cette fédération.