Les établissements scolaires qui se trouvent dans la 3e circonscription de Port-au-Prince sont en grande difficulté. Certains affirment être dans l'impossibilité de recommencer l'aventure le 9 septembre comme l'a décidé le ministère de l'Éducation nationale et de la Formation professionnelle puisque les conditions ne sont pas réunies. Les enfants, ceux qui n'ont pas encore abandonné leur école pour se rendre dans d'autres zones où les balles ne sifflent pas à longueur de journée, sont réticents à confirmer leur place pour cette nouvelle année scolaire. 

Jusqu'ici, les autorités sont incapables de garantir le climat de sécurité nécessaire au bon fonctionnement des établissements scolaires. L'école nationale Hermanne Héraux, qui se trouve à la quatrième avenue Bolosse, n'a fonctionné que pendant quatre mois au cours de l'année scolaire. Nul ne sait quand elle rouvrira ses portes pour accueillir des élèves qui n'ont pas l'intention de venir. Car ils viennent majoritairement de Grand-Ravine et l'école est située sur le territoire d'un groupe rival dénommé Base Pilate. Réputée pour avoir un taux de réussite élevé lors des examens officiels, l'institution est à la traîne aujourd'hui. Seulement neuf élèves de la neuvième année sur 26 ont réussi.