Le décor, ce lundi, n’a pas changé. À Port-au-Prince et dans ses environs, la page de la pénurie d’essence n’est pas encore tournée, a constaté le journal. Les moins chanceux, obligés de squatter des stations d'essence vides, ont parfois assisté à des conflits pendant lesquels des consommateurs se sont défoncés à coups de gallons.

Les pompes, sous le feu des critiques et des accusations d’entretenir la pénurie afin de vendre plus cher au marché noir, ne peuvent pas être des boucs émissaires, a indiqué le patron de l’ANADIPP, David Turnier, soulignant que les stations ne reçoivent pas rapidement la quantité de produits commandés. « Je pense que l’État et les importateurs doivent s’asseoir pour expliquer au public ce qu’il en est exactement. Parce que là, nous, des stations, devenons des boucs émissaires. Récemment, un pompiste a été agressé. La station service est devenue un endroit extrêmement dangereux. Ce n’est pas normal. On ne peut pas faire un business aussi sensible dans ces conditions », a confié David Turnier.