La pénurie d’essence persiste pour cette deuxième journée de la réouverture des classes. Une situation, si elle continue, risque de peser lourd économiquement pour les nombreux parents déjà aux abois avec les charges que nécessite la reprise de l’activité scolaire. Entre des frais d’écolage qui ont augmenté de façon vertigineuse pour l’année 2019 et les prix des produits de consommation qui ont explosé en raison du taux d’inflation à deux chiffres que connait tantôt le pays, les parents devront également compter avec la rareté de carburant. En d’autres termes, ils devront disposer de plus d’argent pour l’acquisition de ce produit transversal, et de plus de temps pour les embouteillages qu’engendre cette rareté. Des revendeurs vont jusqu’à demander mille gourdes pour un gallon de carburant au marché noir. En principe, les prix varient 179 gourdes pour le diesel et 224 gourdes pour la gazoline.
Des parents interrogés n’ont pas caché leur colère face à cette situation qui perdure depuis environ deux semaines. « C’est inadmissible que l’Etat permette qu’une rentrée des classes se fasse dans cette situation », ont-ils lâché. Les 258 mille barils de carburants, arrivés la semaine dernière sur le marché n’auront pas su calmer la panique de ces parents, d’autant que les responsables avaient pris le soin de préciser que cette quantité ne serait valable que pour deux semaines.




Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.