Depuis 2015, l’organisation féministe Nègès Mawon travaille à promouvoir et défendre les droits civils, politiques et socio-économiques des femmes. Œuvrant particulièrement dans les champs de l’art et de l’éducation, en 2019, elle organisera la 4e édition du seul festival féministe en Haïti sous le thème « Ceci est mon corps », du 23 au 28 septembre prochain.

Cette année, c’est « Ceci est mon corps » qui est retenu comme thème pour la 4e édition du Festival Nègès Mawon. Sur l’affiche, on remarque une femme noire, nue, coiffure afro, se tenant debout dans l’embrassure d’une porte-fenêtre en bois, les deux mains sur les tempes, avec injures et stéréotypes usuels de la société haïtienne sur les femmes écrites avec une peinture blanche sur l’étendue du haut de son corps. Des mots qui semblent l’envahir pour la définir : azireya, Ti tou piyay, Anndan lwen, vant kochon, zèl vèt, chèz kwafè, ti sina, ou pèlen. Qu’est-ce qui se cache derrière une telle démarche ? « Le corps des femmes est le premier espace de leur oppression individuelle et collective. S’approprier leur propre corps est un acte politique », rétorque Nègès Mawon.