Qu’elles soient faites de pierres, de troncs et de branches d’arbres, de carcasses de véhicules, de véhicules qu’on contraint les chauffeurs à entrecroiser sur la voie publique, de tessons de bouteilles, de chaînes obstruant le passage des ponts, de câbles de compagnies de télécommunication ou de pneus enflammés, les barricades se révèlent être une arme redoutable entre les mains des protestataires quand il faut parler de la puissance de feu des forces antagoniques.
Ces barricades sont si profitables aux politiques que « jere barikad nou » est devenue la phrase créole des leaders de la lutte contre le pouvoir de Jovenel Moïse. Cependant, loin de la bonne volonté des politiciens qui veulent tous travailler au profit du peuple, sous les barricades qui jonchent les rues, souffle bien souvent un vent de libertinage de taille à donner froid dans le dos.






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