Depuis le 16 septembre, suite à un appel à la grève lancé en raison de la pénurie de carburant qui a duré quatre semaines, le pays est paralysé avec des manifestations en cascade, la fermeture des écoles, l’incapacité des hôpitaux de fonctionner, lit-on dans le rapport. «Lors des journées du 27 et 30 septembre 2019, au moins six morts et soixante-quatre blessés par balle (réelle/en caoutchouc), entre autres, ont été recensés (CARDH), Haïti au cœur de violation des droits humains», poursuit ledit rapport. 

Ayant suivi les différentes mobilisations, CARDH ainsi que d’autres organisations ont dit constater comment la police, dont la mission est d’assurer la protection des vies et des biens, ainsi que le respect des libertés, se sont progressivement lancées dans une grande opération de répression systématique, violant ainsi les droits des citoyens à la vie, à l’intégrité physique. Cependant, l’Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN), l'Unité départementale de maintien de l'ordre (UDMO) et le Corps d'intervention et du maintien d'ordre (CIMO) sont les plus impliqués dans cette opération.