Au Champ de Mars, quasiment aux portes du palais présidentiel, des manifestants ont érigé des barricades sur le chemin du président Jovenel Moïse, jeudi 31 octobre 2019. Les agents de l’Unité de sécurité générale du palais national (USGPN) ont fait parler la poudre avant de s’employer à libérer le passage pour le chef de l’État qui perd pied face à une fronde de différents secteurs de la vie nationale exigeant sa démission depuis plus d’un mois.

Ce face-à-face tendu entre agents de sécurité du président Moïse et manifestants, loin d’être le premier, est survenu après une opération pour libérer des axes routiers à Delmas mercredi soir. L’intervention qui n’aurait pas permis de libérer toutes les voies s’est effectuée sous un déluge de feu d’agents d’unités spécialisées de la PNH, dont l’UDMO et la BOID, ont rapporté des témoins. En pleine nuit, du gaz lacrymogène a été utilisé, ont souligné ces derniers. Le « lòk », jeudi, ne s’est pas pour autant desserré même si, dans certains quartiers, il y avait plus de véhicules dans les rues jeudi qu’en début de semaine.