La Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) avait tracé la voie pour un changement en faveur des femmes et des filles. Son programme d’action a prévu de leur octroyer surtout le droit de disposer de leur propre corps et de choisir suivant leurs priorités d’avoir ou non un enfant moyennant d’être bien éduquée dans le domaine de la santé de la reproduction. Des avancées majeures qui n’ont pas trouvé écho dans un pays comme le nôtre où pauvreté et taux de fécondité élevée riment.

Les progrès effectués par le pays sont si insignifiants que nous sommes bien loin de la concrétisation des cinq points du programme d’action. La baisse des décès maternels, l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles, des besoins de planification familiale non couverts et l’égalité entre les sexes sonnent comme les travaux d’Hercule pour les gouvernements successifs. Entre-temps, les réels besoins se font sentir à chaque période de crise sociale et économique tant les objectifs sont inatteignables.