Depuis septembre 2019 le pays est paralysé. Tout est à l’arrêt, principalement les activités économiques et les écoles en raison de la multiplication des manifestations pour réclamer la démission du chef de l’État. À côté de tout cela, des atrocités ont été commises pendant cette période à Savien, à Martissant, à Village-de-Dieu, à De Mapou (aux Cayes), à Canaan 70 dans la commune de Cabaret (viols collectifs sur des passants, hommes et femmes) dans l’impunité la plus totale. Dans ce rapport qui détaille les circonstances de certaines fusillades et assassinats, la FJKL avance " la thèse que ces crimes sont perpétrés avec l’accord, au moins tacite, du gouvernement".
S’il est donc difficile de préciser avec exactitude le nombre de morts et de blessés qu’il y a eu, la Fondasyon Je Klere (FJKL) croit que la responsabilité est partagée entre les responsables étatiques, des proches du pouvoir, des membres de l’opposition et des agents de police. "Depuis juillet 2018, le pays est bloqué (locked) de manière récurrente avec son cortège de violations des droits humains par la multiplication sans limites d’actes de criminalité par des groupes armés pro-gouvernementaux avec le support d’officiels de l’État ou par des groupes armés tolérés par le pouvoir politique en place", peut-on lire dans ce rapport qui dénonce une tendance à l’apologie de la violence de la part de groupes pro ou anti-gouvernementaux.






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