Depuis les mesures prises pour stopper la grève des étudiants en 1960 par François Duvalier, l’école et l’université ont fonctionné sans interruption majeure jusqu’au mardi 7 janvier 1986. Ce jour-là, les écoles congréganistes lancèrent un mouvement de grève sans nom qui entraîna tout le système éducatif vers la fermeture jusqu'à la chute de Jean-Claude Duvalier le 7 février. L’école reprit le mardi 25 février 1986. On se souvient encore du plaidoyer passionné de Rosny Desroches, ministre de l’Éducation nationale d’alors, pour convaincre les parents de ramener les enfants en classe.
Pour se débarrasser du Conseil national de gouvernement (CNG), les facultés de l’Université d’État d’Haïti (UEH) entrèrent en grève plusieurs fois, pour supporter le mot d’ordre « rache manyòk », ancêtre du «peyi lòk», des écoliers refusèrent de prendre part aux examens du baccalauréat en 1987. Si pour l’UEH tout le monde paya le même prix en perdant des mois et des mois de cours, dans le cas du boycottage du bac, seuls les volontaires payèrent le prix de leur action. Des élèvent avaient leur diplôme, d’autres traînèrent des années le choix de combattre le gouvernement en place par leur absence.


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