Pas moins de 467 cas de morts violents ont été enregistrés sur une année dans la zone métropolitaine. Bien que partiel, ce bilan révèle l'intensité de la violence des gangs armés et celle qui régnait lors des mouvements de protestation au cours de l'année. De ces 467 personnes mortes violemment, 370 ont été tuées par balle. Y figurent divers massacres dans le pays et les forces ont aussi payé un lourd tribut avec 35 policiers tués. Selon la directrice nationale de Ce-Jilap, Jocelyne Colas Noël, ces données ne concernent pas tout le pays et d'ici janvier il y aura un bilan global de ces cas de mort violente dans le pays.
La commission épiscopale nationale Justice et Paix (Ce-Jilap) a précisé que sur les 467 morts enregistrés, 235 de ces victimes se retrouvent à Port-au-Prince, 70 à Delmas, 32 à Tabarre, 32 à Pétion-Ville, 31 à Croix-des-Bouquets, 25 à Carrefour et 22 à Cité Soleil. Parmi eux 291 corps sans vie n'ont pas pu être identifiés. Ces chiffres sont inférieurs à ceux de 2018 qui étaient de 815 morts. L'organisme dit ne pas croire que le climat d'insécurité s'est vraiment amélioré pour autant. Il faut considérer, avance-t-elle, d'autres facteurs, comme l'intensité de la violence qui rend la collecte des informations sur le terrain plus difficile.






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