Castro. Certains des fans de D-Fi n’y ont jamais mis les pieds. Pour avoir entendu le rappeur citer ses origines dans presque tous ses morceaux, cet endroit est devenu longtemps déjà familier pour tout vrai « adhérent » du poète. Ce mardi 24 décembre 2019 était, hormis la sortie officielle de « Rhod over D-Fi », un prétexte pour connaître de près cet endroit. L’endroit qui a bercé l’enfance du fils d’Esther, le rêve emprisoné d’un ado passionné de football, la révolte d’un poète dont la plume cogne et dénonce les dessous d’un système qui nous « canalise vers l’échec ».
Sur le terrain de Castro chacun savourait ce moment. Accolades entre amis de longue date, nouvelles rencontres, des chansons du nouvel album égrénées dans des haut-parleurs, des séances photos avec D-Fi et Tafa, mais surtout des smartphones prêts à accueillir « Rhod over D-Fi ». Le double album. The last ride, à ce qu’il parait. Si tel est bien le cas, le public, inconditionnel sponsor du « Poète révolté », a fait de son mieux pour que ce moment soit inoubliable. Certains sont venus de loin et ont enduré le trafic monstre traditionnel du 24 décembre. Selon plus d’un c’était une question de devoir, d’abord envers eux-mêmes, ensuite envers l’auteur de « Lòtbò baryè ».






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